Hugo

(1802-1885)

L'Art d'être grand-père

(1877)

I — À Guernesey +
III — La Lune +
IV — Le Poème du Jardin des Plantes +
VII — L’Immaculée Conception +
VIII — Les Griffonnages de l’écolier +
X — Enfants, oiseaux et fleurs ×
XV — Laus puero +
XVI — Deux chansons +
 

Hugo

L'Art d'être grand-père, 1877


II

 


Je suis des bois l’hôte fidèle,
Le jardinier des sauvageons.
Quand l’automne vient, l’hirondelle
Me dit tout bas : Déménageons.
 
Après frimaire, après nivôse,
Je vais voir si les bourgeons frais
N’ont pas besoin de quelque chose
Et si rien ne manque aux forêts.
 
Je dis aux ronces : Croissez, vierges !
Je dis : Embaume ! au serpolet ;
Je dis aux fleurs bordant les berges :
Faites avec soin votre ourlet.
 
Je surveille, entrouvrant la porte,
Le vent soufflant sur la hauteur ;
Car tromper sur ce qu’il apporte
C’est l’usage de ce menteur.
 
Je viens dès l’aube, en diligence,
Voir si rien ne fait dévier
Toutes les mesures d’urgence
Que prend avril contre janvier.
 
Tout finit, mais tout recommence,
Je m’intéresse au procédé
De rajeunissement immense,
Vainement par l’ombre éludé.
 
J’aime la broussaille mouvante,
Le lierre, le lichen vermeil,
Toutes les coiffures qu’invente
Pour les ruines le soleil.
 
Quand mai fleuri met des panaches
Aux sombres donjons mécontents,
Je crie à ces vieilles ganaches :
Laissez donc faire le printemps !
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 20 octobre 2017 à 21h14

Hildegarde en un sonnet
----------------------------

Je suis le suprême et l’ardent,
Je suis la lumière de glace ;
La mort en moi n’a point de place,
Car je suis le nouvel Adam.

Et je suis femme, cependant,
Comme Ève, j’ai contemplé ta face,
Père fondateur des espaces,
Illuminateur transcendant.

Je suis la prêtresse Hildegarde,
J’ai mille secrets que je garde
Pour les dévoiler par amour ;

Je suis la lumière et la vie,
Je suis la muse inassouvie,
La prière est mon seul recours.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 20 octobre 2017 à 23h23

Hildegarde en un sonnet
----------------------------


Deuxième vers du deuxième quatrain :

Comme Ève, je t’ai vu en face,

[Lien vers ce commentaire]

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