Heredia

(1842-1905)

Les Trophées

(1893)

La Grèce et la Sicile ×
Rome et les Barbares +
Le Moyen-Âge et la Renaissance +
L’Orient et les Tropiques +
La Nature et le Rêve +
Romancero +
Les Conquérants de l’or +
 

Heredia

Les Trophées, 1893


Le Ravissement d’Andromède


 
D’un vol silencieux, le grand Cheval ailé
Soufflant de ses naseaux élargis l’air qui fume,
Les emporte avec un frémissement de plume
À travers la nuit bleue et l’éther étoilé.
 
Ils vont. L’Afrique plonge au gouffre flagellé,
Puis l’Asie... un désert... le Liban ceint de brume...
Et voici qu’apparaît, toute blanche d’écume,
La mer mystérieuse où vint sombrer Hellé.
 
Et le vent gonfle ainsi que deux immenses voiles
Les ailes qui, volant d’étoiles en étoiles,
Aux amants enlacés font un tiède berceau ;
 
Tandis que, l’œil au ciel où palpite leur ombre,
Ils voient, irradiant du Bélier au Verseau,
Leurs Constellations poindre dans l’azur sombre.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 25 avril 2013 à 16h27



Je vois, dans le ciel clair, un cheval s’envoler
Et passer au lointain près d’un dragon qui fume,
Vision d’apocalypse, et que n’ai-je une plume
Habile à vous montrer ce tableau bariolé !

Le dragon sur le sable au soir est immolé ;
Le cheval merveilleux plane au loin quand la brume
D’un feu crépusculaire alentour se consume,
Dont l’animal magique est tout auréolé.

Le cavalier mettra le cap sur une étoile
(Ce qui de plus d’un peintre inspirera la toile,
Ces gens-là sont très forts, que n’ai-je leur pinceau !)

Andromède et Persée (ou seraient-ce leurs ombres)
Visitent l’univers, éternels jouvenceaux
Que plus aucun dragon n’attriste ou ne rend sombres.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 11 février 2020 à 11h36

Vagabondage du dragon
-------------------------

Un dragon débonnaire au loin s’est envolé
Comme voulant quitter ce monde d’amertume ;
Dans les fiers battements de ses ailes sans plumes,
Nous entendons l’écho d’un cosmos affolé.

Certains ont applaudi quand il a décollé,
Mais lui, sans rien répondre, est parti dans la brume ;
Il s’élève au-dessus des flots chargés d’écume,
D’un étonnant prestige il est auréolé.

On me dit qu’il est né sous une bonne étoile,
Que son portrait jadis fut peint sur une toile,
Dont un grand roi tira des motifs pour son sceau.

Il est trop loin, déjà, je ne vois plus son ombre,
Il va vers le Ponant où le grand soleil sombre ;
Où ne vit aucune âme, où ne va nul vaisseau.

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
Site Web :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Information requise.   * Cette adresse ne sera pas publiée.
 


Mon florilège

(Tоuriste)

(Les textes et les auteurs que vous aurez notés apparaîtront dans cette zone.)

Compte lecteur

Se connecter

Créer un compte

Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Jаmmеs : Ρrièrе pоur dеmаndеr unе étоilе

Hеrеdiа : Épigrаmmе funérаirе

Rоnsаrd : «L’аutrе јоur quе ј’étаis sur lе hаut d’un dеgré...»

Hugо : «Ιl lui disаit : Vоis-tu, si tоus dеuх nоus pоuviоns...»

Riсhеpin : Lа Flûtе

Lа Fоntаinе : Lа Сigаlе еt lа Fоurmi

Οrléаns : «Lе tеmps а lаissé sоn mаntеаu...»

Μаrоt : Dе sоi-mêmе

Rоnsаrd : «Μignоnnе, аllоns vоir si lа rоsе...»

Rоnsаrd : «Quаnd vоus sеrеz biеn viеillе, аu sоir à lа сhаndеllе...»

☆ ☆ ☆ ☆

Αpоllinаirе : «Αmi, је vоus éсris du fоnd d’unе саntinе...»

Jаmmеs : Lе pаuvrе сhiеn

Ρоnсhоn : Сhаnsоn dе lа Μоrt

Sаmаin : Lеs Sirènеs

Lаfоrguе : Fаrсе éphémèrе

Νоuvеаu : «Si nоus étiоns mоrts quаnd nоus étiоns mômеs...»

Lаutréаmоnt : «Unе pоtеnсе s’élеvаit sur lе sоl...»

Flаuх : Lеs Jеunеs Fillеs dе Stосkhоlm

Lоrrаin : Sеignеurs

Μаеtеrlinсk : «Lеs trоis sœurs оnt vоulu mоurir ...»

Cоmmеntaires récеnts

De Jаdis sur Lе Ρhоquе (Hеrvillу)

De Сосhоnfuсius sur «Τаndis quе је mе plаins, à l’оmbrе dе сеs bоis...» (Μаgnу)

De Jаdis sur «Ρоur vоus sеrvir...» (Vоiturе)

De Сосhоnfuсius sur Lеs Τrаins (Vеrhаеrеn)

De Jаdis sur «Μаis qui vоus mеut, Sеignеur, dе sоrtir à сеttе hеurе...» (Lа Сеppèdе)

De Сосhоnfuсius sur «Сеlui qui dе plus près аttеint lа déité...» (Du Βеllау)

De Τhundеrbird sur Αrums dе Ρаlеstinе (Viviеn)

De Αdа еn Hérаldiе sur «Hélаs ! mеs tristеs уеuх sоnt сhаngés еn fоntаinеs...» (Βirаguе)

De Τhundеrbird sur «Dе vоir mignоn du Rоi un соurtisаn hоnnêtе...» (Du Βеllау)

De Сhristiаn sur Αu lесtеur (Μurgеr)

De Τhundеrbird sur «Εntrе tоus lеs hоnnеurs dоnt еn Frаnсе еst соnnu...» (Du Βеllау)

De Αrсhivistе sur Lе Μénétriеr (Μеrrill)

De Vinсеnt sur Μаlgré tоut (Сrоs)

De Αdа еn Hérаldiе sur Αntоinе еt Сléоpâtrе (Hеrеdiа)

De Αdа еn Hérаldiе sur Lе Суgnе (Vаlérу)

De Un mаndаrin sur Lе Соrbеаu еt lе Rеnаrd (Lа Fоntаinе)

De Сurаrе- sur «À lа nuе ассаblаntе tu...» (Μаllаrmé)

De Εsprit dе сеllе sur «L’оisеаu dоnt l’Αrаbiе а fаit si grаndе fêtе...» (Lа Сеppèdе)

De Un lесtеur sur «L’аrbrе qui mеt à сrоîtrе, а lа plаntе аssuréе...» (Rоnsаrd)

De Vinсеnt sur Sur unе Сhutе саuséе pаr un béliеr (Соllеtеt)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе