Heredia

(1842-1905)

Les Trophées

(1893)

La Grèce et la Sicile ×
Rome et les Barbares +
Le Moyen-Âge et la Renaissance +
L’Orient et les Tropiques +
La Nature et le Rêve +
Romancero +
Les Conquérants de l’or +
 

Heredia

Les Trophées, 1893


À Hermès Criophore


 
Pour que le compagnon des Naïades se plaise
À rendre la brebis agréable au bélier
Et qu’il veuille par lui sans fin multiplier
L’errant troupeau qui broute aux berges du Galèse ;
 
Il faut lui faire fête et qu’il se sente à l’aise
Sous le toit de roseaux du pâtre hospitalier ;
Le sacrifice est doux au Démon familier
Sur la table de marbre ou sur un bloc de glaise.
 
Donc, honorons Hermès. Le subtil Immortel
Préfère à la splendeur du temple et de l’autel
La main pure immolant la victime impollue.
 
Ami, dressons un tertre aux bornes de ton pré
Et qu’un vieux bouc, du sang de sa gorge velue,
Fasse l’argile noire et le gazon pourpré.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 15 février 2014 à 11h04

Cérémonie propitiatoire
------------------------

Le barde chante un air auprès de la falaise ;
Le vent rythme ses mots par des coups de bélier
Que, turbulent ce jour, il veut multiplier.
Le soleil déclinant semble une rouge braise.

Le barde, bien vêtu, dans ce souffle est à l’aise,
Comme un petit poisson au fleuve hospitalier ;
Il chante pour le peuple un récit familier
Sur un air qui évoque une ballade anglaise.

Il chante les conflits des nobles Immortels,
La lourde chair des boeufs posés sur les autels
Sans que soit leur querelle, à la fin, résolue ;

Le vin que boit le prêtre, attablé dans un pré,
D’une amphore au clergé saintement dévolue,
Lui faisant, quelque peu, le visage empourpré.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 3 mai 2021 à 13h27

Agneau de Lilith
---------------

À ma douce maîtresse il semble que je plaise,
Qui vante les talents de son petit bélier ;
Souvent elle m’offrit des pommes du cellier,
Tendres sous une peau rouge comme la braise.

Dans son nouveau jardin je peux brouter à l’aise,
Les ombrages y sont assez hospitaliers ;
Nous écoutons la voix d’un serpent familier
Qui vient au potager pour grignoter des fraises.

Aucun animal n’a rêvé d’être immortel,
Ni d’être offert à Dieu sur un barbare autel ;
À tous nous épargner Lilith est résolue.

Je suis presque assuré de vieillir dans mon pré
Sans que ma laine soit à d’autres dévolue ;
Nul couteau par mon sang ne doit être empourpré.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 9 août 2021 à 12h24

Ermitage de la licorne
-----------

Un animal cornu se plonge dans l’ascèse,
Mais conserve pourtant du vin dans son cellier ;
C’est ce que font aussi les moines  réguliers,
Cette province étant de Bacchus le diocèse.

Cela lui sert à mettre un visiteur à l’aise,
Lequel savourera ce geste hospitalier ;
Puis cela fait venir un barde familier
Dont les chansons, parfois, ne sont pas trop mauvaises.

Même si le bon vin ne rend pas immortel,
Il est un réconfort pour un prêtre à l’autel ;
Même, il peut rassurer une âme irrésolue.

La licorne s’en va par les champs et les prés,
Brassant des souvenirs d’époques révolues ;
Elle marche sous l’oeil du soleil empourpré.

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
Site Web :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Information requise.   * Cette adresse ne sera pas publiée.
 


Mon florilège

(Tоuriste)

(Les textes et les auteurs que vous aurez notés apparaîtront dans cette zone.)

Compte lecteur

Se connecter

Créer un compte

Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Αutrаn : Εugéniе dе Guérin

Sаint-Ρоl-Rоuх : Lа Саrаfе d’еаu purе

Μilоsz : Sуmphоniе dе nоvеmbrе

Jаmmеs : Guаdаlupе dе Αlсаrаz

Νеrvаl : Vеrs dоrés

Hugо : Sаisоn dеs sеmаillеs — Lе Sоir

Βirаguе : «Un pоil blоnd еnlасé dе pеrlеs à l’еntоur...»

Μilоsz : Sуmphоniе dе nоvеmbrе

Fоrt : Lе Dit du pаuvrе viеuх

Rоdеnbасh : «Τristеssе ! је suis sеul ; с’еst dimаnсhе ; il plеuvinе !...»

Rоdеnbасh : «Lе brоuillаrd indоlеnt dе l’аutоmnе еst épаrs.....»

Νоuvеаu : Fin d’аutоmnе

☆ ☆ ☆ ☆

Lа Villе dе Μirmоnt : «Jе suis né dаns un pоrt еt dеpuis mоn еnfаnсе...»

Μаrоt : À Αntоinе : «Si tu еs pаuvrе...»

Fоurеst : Jаrdins d’аutоmnе

Jаmmеs : Αvес tоn pаrаpluiе

Саrсо : Ιntériеur : «Dеs vоуоus étеints pаr lа nосе...»

Rоnsаrd : «Jе vоуаis, mе соuсhаnt, s’étеindrе unе сhаndеllе...»

Βаïf : «Rоssignоl аmоurеuх, qui dаns сеttе rаméе...»

Μilоsz : «Ô nuit, ô mêmе nuit mаlgré tаnt dе јоurs mоrts...»

Νоuvеаu : «Quе tristе tоmbе un sоir dе nоvеmbrе...»

Cоmmеntaires récеnts

De Сосhоnfuсius sur «Vоiсi l’hоmmе, ô mеs уеuх, quеl оbјеt déplоrаblе...» (Lа Сеppèdе)

De Сосhоnfuсius sur «Un Μоnt, tоut hérissé dе Rосhеrs еt dе Ρins...» (Sсаrrоn)

De Сосhоnfuсius sur Αspеrgеs mе (Vеrlаinе)

De Ιsis Μusе sur Lа grоssе dаmе сhаntе... (Ρеllеrin)

De Сurаrе- sur «Si ј’étаis dаns un bоis pоursuivi d’un liоn...» (Viаu)

De Dаmе dе flаmmе sur Сhаnsоn dе lа mélаnсоliе (Fоrt)

De Сurаrе- sur «Соmtе, qui nе fis оnс соmptе dе lа grаndеur...» (Du Βеllау)

De Сurаrе- sur «Jе vоуаis, mе соuсhаnt, s’étеindrе unе сhаndеllе...» (Rоnsаrd)

De Jаdis sur «Lе brоuillаrd indоlеnt dе l’аutоmnе еst épаrs.....» (Rоdеnbасh)

De Μiсhеl sur L’Hоrlоgе : «Lеs Сhinоis vоiеnt l’hеurе dаns l’œil dеs сhаts...» (Βаudеlаirе)

De Xi’аn sur Lе Μаuvаis Μоinе (Βаudеlаirе)

De Xi’Αn sur Εn Αrlеs. (Τоulеt)

De Rоgеr СΟURΤΟΙS sur Villе dе Frаnсе (Régniеr)

De Vinсеnt sur «Jе vоudrаis, si mа viе étаit еnсоrе à fаirе...» (Vеrlаinе)

De Jаdis sur Lа Fоliе (Rоllinаt)

De Jаnus- sur «Сеrtаin аbbé sе mаnuélisаit...» (Rоussеаu)

De Jаdis sur «Vоtrе têtе rеssеmblе аu mаrmоusеt d’un sistrе...» (Sigоgnе)

De Сосhоnfuсius sur «Се rusé Саlаbrаis tоut viсе, quеl qu’il sоit...» (Du Βеllау)

De Ρаsquеlin sur «Τu gаrdеs dаns tеs уеuх lа vоlupté dеs nuits...» (Viviеn)

De Сhristiаn sur «Ô Ρèrе dоnt јаdis lеs mаins industriеusеs...» (Lа Сеppèdе)

De Ιо Kаnааn sur «Соmmе lе mаriniеr, quе lе сruеl оrаgе...» (Du Βеllау)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе