Paul Claudel(1868-1955) Connaissance de l'Est(1907) 1895 — 1905Fêtе dеs mоrts lе sеptièmе mоis Соnsidérаtiоn dе lа сité 1900 — 1905 |
Paul ClaudelConnaissance de l'Est, 1907
À l’heure où, pressé d’un haut pressentiment, l’homme sans femme et sans fils atteint avec la crête du mont le niveau du soleil qui descend, au-dessus de la terre et des peuples, dans le ciel la disposition solennelle d’une représentation de cité historié le suspens énorme. C’est une cité de temples. On voit dans les villes modernes les rues et les quartiers se presser et se composer autour des bourses et des halles, et des écoles, et des bâtiments municipaux dont les hauts faîtes et les masses coordonnées se détachent au-dessus des toits uniformes. Mais monument par le soir selon la forme d’une triple montagne, l’image ici posée de la cité éternelle ne trahit aucun détail profane et ne montre rien dans l’aménagement infini de ses constructions et l’ordre de son architecture qui ne se rapporte à un service si sublime, qu’il n’est pas à qui ne soit postérieure la préparation de ses degrés. Et comme le citoyen du Royaume, que le chemin met en présence de la capitale, cherche à en reconnaître l’immense ouvrage, c’est ainsi que le contemplateur, au pied de qui tient mal un vil soulier, envisageant Jérusalem s’étudie à surprendre la loi et les conditions de ce séjour. Ni ces nefs, ni le système et les républiques des coupoles et des pylônes ne sont soustraits aux exigences d’un culte, ni le mouvement et le détail des rampes et des terrasses ne sont indifférents au développement de la cérémonie. Les douves des tours, la superposition des murailles, les basiliques et les cirques, et les réservoirs, et les cimes d’arbres dans les jardins carrés, sont faits de la même neige, et cette nuance violacée qui les assombrit, peut-être, n’est que le deuil qu’une distance irréparable y ajoute. Telle, un instant, dans le soir, m’apparut une cité solitaire.
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