Ces grands monceaux pierreux, ces vieux murs que tu vois
Furent premièrement le clos d’un lieu champêtre :
Et ces braves palais, dont le temps s’est fait maître,
Cassines de pasteurs ont été quelque fois.
Lors prirent les bergers les ornements des Rois,
Et le dur laboureur de fer arma sa dextre :
Puis l’annuel pouvoir le plus grand se vit être,
Et fut encor plus grand le pouvoir de six mois :
Qui, fait perpétuel, crût en telle puissance,
Que l’aigle Impérial de lui prit sa naissance :
Mais le Ciel, s’opposant à tel accroissement,
Mit ce pouvoir ès mains du successeur de Pierre,
Qui sous nom de pasteur, fatal à cette terre,
Montre que tout retourne à son commencement.
Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 23 novembre 2024 à 12h25
Manoir-forteresse
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Les murs sont massifs, tu le vois,
Bâtis par mes vaillants ancêtres ;
Ils sont dans leur tombe, à Bicêtre,,
Je m’y recueille quelquefois.
Ici nous reçûmes des rois,
Des explorateurs et des prêtres ;
Aussi nobles qu’ils pussent être,
Ce lieu leur fut de bon aloi.
Que nous importait leu puissance ?
Que nous importait leu naissance ?
On les a traités simplement.
Elles dorment, ces vieilles pierres,
Plus rien ne pousse sur nos terres,
C’est bientôt notre enterrement.